I. AVadding, Annal. Minor., ad ann. 1210, n
EDUCATION DES NOVICES lOl
tenaient-elles pas le résultat désiré, il employait alors l'exemple; pour l'amour de ses Frères, il diminuait ses propres pénitences et se donnait à lui-même quelque relâche. Un soir, il s'aperçut qu'un Frère ne pouvait s'endorrnir tant il était accablé par le jeûne et la lassitude ; il le fit aussitôt venir auprès de lui, lui offrit à manger, et, pour qu'il n'en éprouvât aucune honte, il se mit à manger avec lui (i). Un autre jour, Fr. Sylvestre était malade, ses mortifications l'avaient affaibli, il désirait manger du raisin. François en père charitable le porta dans une vigne voisine, le plaça à l'ombre d'un cep qu'il bénit; mangea lui-même du raisin et en donna au malade. Plus tard, Fr. Sylvestre, plein de joie et de reconnaissance, en faisait le récit à ses Frères, car le fruit bénit l'avait réconforté et lui avait immédiatement rendu la santé (2) .
Il y aurait bien d'autres exemples à citer; mais ceux qui précèdent, ainsi que tout ce qui a été dit jusqu'à présent, suffisent pour nous montrer d'après quels principes François admettait et formait ses disciples.