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plus intime du Saint (i) ; aussi fut-iJ particulièrement apte, avec les FF. xVnge de Rieti et Rufin, à écrire Ihistoire du fondateur de l'Ordre, ou plutôt à combler les lacunes et à rectifier les erreurs des anciennes légendes. François et Léon étaient inséparables ; ils vivaient et priaient ensemble ; ils se communiquaient leurs pensées et leurs sentiments les plus intimes, et se sanctifiaient réciproquement dans leur amitié. Nous donnerons ici quelques exemples de leurs relations habituelles, qui nous feront connaître le maître et le disciple, et montreront en même temps la manière d'enseigner et d'instruire du premier.
Par une froide journée d'hiver les deux amis revenaient de Pérouse à la Portioncule : « Frère Léon, dit François, quand même il plairait à Dieu que les Frères-Mineurs donnassent en tous pays un grand exemple de sainteté et de bonne édification, toutefois retiens bien que là n'est pas la joie parfaite. » Après quelques instants de silence, il reprit : « O Frère Léon, encore que le Frère-Mineur fît marcher les boiteux, redressât les contrefaits, chassât les démons, rendît la lumière aux aveugles, l'ouïe aux sourds, la parole aux muets, et ce qui est une plus grande chose encore, ressuscitât les morts de quatre jours, écris que là n'est pas la joie parfaite. » Après un nouveau silence, il dit : « Frère Léon, si le Frère-Mineur savait toutes les langues et