I. Wadding, AnnaZ. Minor., ad ann. 1226, n
FLEURS ET FRUITS l63
Léon comptait parmi ces derniers. Il mourut saintement à Assise, et fut enseveli au pied de Tautel consacré à saint François, déjà placé au nombre des élus. De même qu'ils furent unis dans la vie, ils le furent également dans la mort. Nous possédons encore une lettre que Fr. Léon écrivit, avec les FF. Rufin et Ange, à Crescentius, cinquième Général de TOrdre. Dans cette lettre, les trois compagnons du Saint disaient avoir rassemblé avec soin tout ce qui pouvait être ajouté comme complément à la biographie déjà parue de François. Cette lettre était datée de Greccio, le ii août 1246 (i).
Rufin, de la noble famille des Scifi, était parent de sainte Claire et ami de saint François. Il se distingua par une grande pureté de cœur et par le don de Toraison; il aimait le silence, la modestie et la solitude, et possédait une puissance particulière sur les mauvais esprits, en sorte que sa présence ou même Tinvocation de son nom suffisait à rendre vaines leurs attaques on à les chasser du corps des possédés. Lorsque saint François était assailli par les démons ou dérangé par eux dans ses prières et ses mortifications, il avait coutume de leur dire : « Patience, méchants esprits, pour briser votre orgueil, il me suffira d'appeler le Frère Rufin », et sa menace était toujours suivie de succès. Les démons avouaient publiquement que la présence de