‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 130 sur 239 · Waddinc, ^l?i?ia/. Minor., ad ann. r244. n · texte numérisé non relu

Waddinc, ^l?i?ia/. Minor., ad ann. r244. n

Rufin leur était intolérable et que sa prière les foulait dans Tenfer comme le pressoir écrase les raisins (i).

Fr. Rufin, la terreur des démons, eut luimême beaucoup à en souffrir; il se laissa plusieurs fois tromper et illusionner par lui. L'éternel ennemi du bien s'efforça de le détourner d'entrer dans FOrdre ; mais comme il n'y réussissait pas, il lui apparut et chercha à lui enlever sa vocation en lui représentant François comme un homme stupide, ne sachant pas ni se conduire ni encore moins diriger les autres. Au lieu de suivre ce novateur, ce mendiant ignorant, il lui conseilla d'adopter de préférence le genre de vie des anciens ermites. Quelle ruse diabolique ! Rufin ajouta foi à ces insinuations et faillit se perdre. Pendant un jeûne de quarante jours que François et les Frères faisaient au mont Soubase, il ne parut pas à leurs réunions communes. On attribua cette abstention à son grand amour pour la solitude et le silence. Mais, le Jeudi Saint, il refusa, malgré deux appels, de se rendre à la communion générale, et il répondit aux messagers venus pour le chercher : « Je ne veux plus suivre votre stupide François; j'ai choisi la vie d'ermite dans laquelle je ferai mieux mon salut que sous sa direction. » Les Frères reconnurent alors s'être trompés sur son compte. Ils virent le danger qui menaçait le pauvre Frère.

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