C'est-à-dire la première biographie
JKUNESSE DE FRANÇOIS lO
sur ce point dans sa Vita secunda (i), où il nomme Pica un modèle de vertus (2).
Malheureusement, il ne manque pas d'auteurs qui, en parlant de François, ont trop servilement copié Célano, et qui, par là mèine, ont attribué à leur héros le blâme sévère infligé à réducation et à la jeunesse de cette époque ; ils ont même exagéré sa vie joyeuse et turbulente, de telle sorte que le tableau de sa jeunesse en est tout défiguré. Ils ne disent mot ou ne savent rien du ton très différent emploj^é par Célano à l'égard de François et de Pica dans sa Vita secunda.
De l'école où il avait acquis quelques connaissances (3), François, quoique très jeune encore, sortit pour embrasser la profession de son père, à laquelle il s'adonna avec zèle et ardeur, et aussi avec habileté (4). Il criit avoir trouvé sa voie dans le commerce, lui que Dieu avait destiné à tout quitter pour entrer en possession du trésor perdu, la pauvreté évangéliciue.
Le jeune marchand ne tarda pas à se développer dans tout son être. Il possédait de beaux dons naturels (5); il était plein de pétulance et de vivacité italiennes. Habitué aux jouissances et aux aises terrestres de la maison d'un riche négociant, gâté par une mère bonne, mais peut-.