‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 135 sur 239 · I. Fioretti, c. ix · texte numérisé non relu

I. Fioretti, c. ix

et avaient placé leur modeste repas sur une pierre. En voyant ces dons de la charité, François dit : « Nous ne sommes pas dignes d'un pareil trésor », et comme il répétait ces paroles à plusieurs reprises, Fr. Massée lui dit : « Père, comment pouvez-vous parler de trésor là où il y a tant de pauvreté et une absence totale des choses les plus indispensables ? Ici, pas de nappe, ni de plats, ni d'assiettes, ni de maison, ni de table, ni de serviteur, ni de servante. » François répondit : « Je tiens précisément pour un grand trésor la privation de tout secours humain, tout ce dont nous disposons nous a été préparé par la divine Providence, ainsi que cela se voit manifestement par le pain que nous avons mendié, par la table formée de cette pierre et par cette source limpide. C'est pourquoi prions Dieu qu'il veuille bien accorder à nous, qui sommes ses serviteurs, la grâce d'aimer de plus en plus le précieux trésor de la sainte pauvreté (i). »

Une autre circonstance fit briller du plus grand éclat l'humilité de François et de Massée. C'était en l'année 1221. Ils se trouvaient avec leurs compagnons sur une route et François paraissait cheminer par hasard, tandis qu'en réalité il se confiait entièrement à la conduite de la divine Providence. Arrivés à un endroit où la voie se partageait en trois directions, vers Florence, Sienne et Arezzo, Massée dit :

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