I. CÉLANO, Vita 1, 1. I, c. V, n
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son enseignement amenaient la fertilité et la prospérité. Il n y avait qu'une voix pour remercier Dieu qui avait suscité un tel homme en ces temps. Les pauvres et les riches, les nobles et les gens du peuple, les clercs et les laïques, poussés par une force mystérieuse, se plaçaient sous la direction du Saint et voulaient combattre sous sa conduite (i). Beaucoup qui jusque-là s'étaient haïs mortellement se réconcilièrent et aimèrent la paix. Des pécheurs dévoyés et endurcis firent pénitence et travaillèrent avec zèle au salut de leur âme. Un grand nombre même renoncèrent au monde, distribuèrent leurs biens aux pauvres, se retirèrent dans des couvents et ne vécurent 'plus que pour le ciel. Partout où François se présentait, des milliers d'auditeurs accouraient et des hommes de grand talent admiraient la simplicité de sa parole, en étaient touchés, remués, convertis. On le considérait comme un envoyé de Dieu. Son apparition fut toute providentielle ; le siècle était retombé dans les plus profondes ténèbres et les meilleurs même connaissaient à peine leur origine et leur destinée ; il sembla donc que Dieu voulût rendre au monde par François la lumière, la vérité et la vertu (2) . Celui-ci brilla comme un astre lumineux dans Fobscurité de la nuit (3). Sa magnifique vision se trouva réalisée ; il était
1. CÉLANO, Vita I, 1. I, c. V, n. 31). — Très socii, c. iv, n. 54.