‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 151 sur 239 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

igS VIE DE SAINT FRANÇOIS D'aSSISE

une cellule à côté du couvent, afin que l'amant de risolement et du silence put s'y livrer sans obstacle à la prière et à la méditation. Cette cellule différait de celles des Frères en ce que les murs en étaient moins rugueux, mais dès qu'il la vit, il déclara qu'il n en ferait usage que si on lui donnait un aspect plus simple et plus dénué. Les Frères couvrirent les parois de branchages et de broussailles, et alors seulement il prit possession de cette pauvre demeure (i). Plus tard, les Frères durent abandonner ce séjour à cause de son insalubrité.

Un souvenir plein d'enseignement se rattache à cette cellule. Nous envions souvent les saints d'avoir pu s'entretenir familièrement avec Dieu dans des lieux isolés. Il est vrai, le lieu contribue beaucoup au recueillement et à la dévotion, et Dieu se fait entendre plutôt dans la solitude que dans le tumulte du monde, il y honore ses amis de grâces particulières. Mais il n'est aucun endroit si isolé, que l'ennemi de tout bien ne puisse y pénétrer. C'est ce que nous voj^ons pour François dans la cellule de Sartiano. Un jour qu'il s'y livrait à la prière, une voix lui dit à plusieurs reprises : « François, il n'y a pas de pécheur au monde qui ne trouve grâce devant Dieu,, quand il se convertit; toutefois celui qui se détruit lui-même par une pénitence exagérée ne trouve point de miséricorde dans l'éternité. » Le plan était bien conçu, mais François

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