‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 159 sur 239 · Ihid., n · texte numérisé non relu

Ihid., n

suaves parfums. Les enseignements, qu'elle avait reçus de sa pieuse mère, lui servirent de règle dans la vie ; la prière et la méditation furent ses occupations préférées. Sa piété se manifesta dès Fenfance, car elle s'accoutuma toute jeune à réciter chaque jour un nombre déterminé de Pater, qu'elle comptait au moyen de petites pierres qu'elle portait sur elle (i). A cette pure et franche piété, elle joignait un grand amour des pauvres, dans lesquels elle aimait Notre-Seigneur. Elle était compatissante aux malheureux, et elle les comblait d'aumônes ; parfois même elle retranchait le nécessaire sur sa nourriture pour calmer leur faim (2). Sa pitié pour les autres se transformait en sévérité quand il s'agissait d'elle-même. Elle jeûnait fréquemment, mortifiait ses sens, portait un cilice (3) sous ses riches vêtements, et s'efforçait de toute façon de châtier sa chair innocente et d'étouffer, dès leur apparition, les penchants et les appétits sensuels. Elle sut écarter habilement et sans affliger ses parents un projet d'union avantageux. Elle avait choisi Jésus- .Christ pour son fiancé, pour l'unique amant de son âme, elle voulut lui demeurer à jamais fidèle (4).

Quelque soin qu'elle prît de mener une vie paisible et cachée au sein de sa famille, sa répu-

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