‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 160 sur 239 · Ibid., n. 17. nj · texte numérisé non relu

Ibid., n. 17. nj

tation finit par se répandre au dehors ; dans toute la ville d'Assise elle passait pour le modèle des jeunes filles (i). La violette se cache sous le feuillage, mais plus elle se dissimule, plus aussi on s'eiïorce de la découvrir. Nous voudrions presque dire qu'elle n'est belle que parce qu'elle se cache. Il en est de même de la vierge chrétienne. Sa modestie aime la vie retirée ; vouloir paraître est une preuve de l'affaiblissement ou de la perte de cette virginale vertu.

Combien les voies de Dieu sont admirables ! François et Claire devaient se compléter Fun l'autre. De même que pour la vie corporelle la femme a besoin de trouver dans l'homme un appui, de même pour la vie spirituelle. Elle ne saurait se suffire à elle-même. Sa raison moins réfléchie et moins capable de calcul, son cœur ardent, ses désirs insatiables entretenus par une vive imagination, sa volonté facile^à exciter, mais prompte à céder devant les difficultés et les obstacles, ont besoin de mesure, de direction et de conduite. D'autre part, le cœur de la femme bien dirigé peut ennoblir, perfectionner et sanctifier son guide. Une sainte Paule Romaine, une sainte Elisabeth de Hongrie, une sainte Thérèse et d'autres ont entraîné avec elles leurs guides sur la voie de la perfection. Il ressort de là, dans l'histoire de l'Eglise, ce phénomène très remarqué que partout où furent fondés de grands

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