‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 162 sur 239 · I. Wadding, Annal. Minor., ad anii. 1212, n. 20. i · texte numérisé non relu

I. Wadding, Annal. Minor., ad anii. 1212, n. 20. i

paternelle la nuit suivante et de venir à la Portioncule pour y recevoir de ses mains Thabit de pénitence. Claire obéit. Elle vint, somptueusement parée, à la cathédrale, pour prendre congé du monde. Tandis que les femmes et les jeunes filles s'approchaient de Tévêque pour recevoir de ses mains les palmes bénites, Claire resta agenouillée à sa place. Agit-elle ainsi par modestie, par inattention, par un recueillement très profond dans la prière, ou prar une permission extraordinaire de Dieu? Nous ne saurions le dire. L'évéque connaissait la piété de Claire et, selon toute probabilité, il était au courant de s-es projets, car nous ne pouvons admettre que François laissât, à cet égard, dans l'ignorance Févêque Guido, son conseiller habituel. Guido quitta alors Fautel, s'avança vers Claire, et lui remit la palme (i), emblème de la victoire remportée sur le monde et sur elle-même. Ce fut un honneur que sans doute aucune jeune fille n avait jamais reçu.

Si les parents de Claire avaient eu connaissance des intentions de leur enfant, ils s'y seraient opposés. C'est pourquoi la jeune fille sortit de la maison paternelle durant la nuit par une poterne dont elle dut forcer l'ouverture. Accompagnée de quelques amies initiées à son dessein, elle arriva à la Portioncule le 19 mars (2). Elle avait alors dix-huit ans. François l'atten-

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