‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 163 sur 239 · Ibid., n. 2ï · texte numérisé non relu

Ibid., n. 2ï

dait. Les Frères, tenant en main des cierges allumés, allèrent au-devant d'elle jusqu'à la porte de Téglise, la conduisirent à Fautel de la sainte Vierge et Tunirent pour rëternité à son fiancé, Jésus-Christ, qu'elle avait aimé, cherché et enfin trouvé. Devant cet autel, et en présence de ses amies et des Frères, elle fit entre les mains de François le vœu d'éternelle fidélité au Fils de Dieu, et renonça pour toujours au monde et à ses vanités. En témoignage de ce complet renoncement, François lui coupa les cheveux et lui enleva par là, ainsi qu'il est encore d'usage aujourd'hui dans les prises d'habit des religieuses, la parure dont la femme s'enorgueillit le plus. Claire échangea aussi les beaux vêtements qu'elle portait contre le pauvre habit de la pénitence (i).

La fille du ciel et l'épouse du Fils de Dieu se tenait là, pauvre et dépouillée de tout ce qui est terrestre. Sa beauté était au dedans (2). Elle pouvait chanter avec le Prophète : « Je me réjouirai dans le Seigneur, mon âme exultera en mon Dieu, parce qu'il m'a revêtu des vêtements de salut et du manteau de la justice ; il m'a enveloppé comme l'époux paré d'une couronne, et comme l'épouse ornée de ses colliers (3). »

Le lendemain, François conduisit sa fille spirituelle au couvent des Bénédictines de Saint-

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