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Paul, situé dans la plaine d'Assise, au bord du Chiascio, et lui prescrivit d j demeurer jusqu'à ce que Dieu en eût décidé autrement (i). Ainsi, de même qu'à François, saint Benoît procura à cette colombe son premier asile.
Aussitôt que les parents de Claire apprirent sa fuite et connurent le lieu de son refuge, ils coururent à Saint-Paul, et s'efforcèrent de l'en retirer, d'abord par des promesses et des caresses, puis, comme ils n'y réussissaient point, par des menaces. On lui représenta la folie de son acte, en lui disant qu'on ne trouverait pas dans l'histoire un exemple d'une aussi basse pauvreté, et que son obstination à persévérer dans son dessein la déshonorerait avec sa famille. Ce fut en vain; Claire souleva son voile et montra sa tête dépouillée. C'était leur prouver qu'elle avait pour toujours renoncé au monde. Après une lutte inutile de plusieurs jours, on finit par la laisser tranquille (2). Dès que la tempête fut apaisée, François transféra sa disciple dans le couvent des Bénédictines de Saint- Ange de Panzo (3), situé dans l'intérieur de la ville, où il la crut davantage en sûreté.
Claire agit ainsi non par obstination, ni par désobéissance envers ses parents, mais elle suivit l'appel de Dieu auquel ceux-ci étaient