‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 17 sur 239 · Ibid., n. 3, 4. — S. Bonav., c. 1, n · texte numérisé non relu

Ibid., n. 3, 4. — S. Bonav., c. 1, n

l8 VIE DE SAINT FRANÇOIS d' ASSISE

d'un homme» simple mais éclairé de Dieu, qui retira vivement son manteau, et retendit à ses pieds, en disant aux assistants, pendant que François passait : « Ce jeune homme est digne de toute distinction, car il fera bientôt de grandes choses et sera honoré de tous les fidèles (i). »

L'histoire nous a conservé de sa jeunesse deux traits qui font connaître son caractère.

Il était d'une bonté extrême pour les pauvres, et se montrait bienfaisant et généreux à leur égard. « Puisque, se disait-il, tu es charitable et prévenant pour les hommes, dont tu ne reçois que de vaines et passagères faveurs, n'est-il pas juste que pour Dieu, qui récompense libéralement, tu sois bon et charitable envers les pauvres (2)? » Jamais il n'entendit un cri de détresse sans porter secours dans la mesure de ses moyens. Il donnait surtout volontiers quand on le sollicitait pour Famour de Dieu. Un jour, cependant, qu'il était occupé, un pauvre vint lui demander l'aumône pour l'amour de Dieu. Il le repoussa; mais, reconnaissant sa faute, il se dit en lui-même : « Si ce pauvre avait prié au nom d'un comte ou d'un baron distingué, tu lui aurais donné, mais combien plus tu aurais dû l'écouter pour le Roi des rois, pour le Seigneur et Maître de tous. » Et il rappela le mendiant, lui remit une riche aumône, et prit la résolution de ne plus jamais oppos<îr

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