‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 18 sur 239 · JEUNESSE DE FRANÇOIS I · texte numérisé non relu

JEUNESSE DE FRANÇOIS I

un refus à ceux qui imploreraient sa charité au nom de Dieu (i).

L'amour des pauvres n'était pas simplement chez lui, comme chez beaucoup, un sentiment naturel de bienveillance et de compassion; il les aimait surtout en Dieu et pour Dieu; de là sa résolution de ne jamais repousser le nécessiteux, qui demanderait la charité pour Famour de Dieu. La compassion naturelle n'est ni méritoire, ni chrétienne, cependant elle fait souvent C|ue Dieu a pitié des hommes compatissants, et leur accorde des grâces qu'il refuse au contraire à ceux qui sont sans pitié et sans miséricorde. La vie journalière nous offre à cet égard de nombreux exemples.

Le trait suivant de sa jeunesse nous fournit encore un témoignage de son caractère enjoué, de son amabilité et de son amour du prochain. C'était en 1202, Assise et Pérouse, villes voisines, mais rivales, se faisaient la guerre. Pérouse, plus forte qu'Assise, appartenait au parti gibelin ou des Hohenstaufen ; Assise, au parti guelfe ou du Pape. Ces divisions entretenaient la lutte entre les villes d'Italie et compromettaient leurs intérêts particuliers. Dans son jeune enthousiasme pour sa ville natale, François marcha contre Pérouse ; il fut fait prisonnier et incarcéré avec quelques-uns de ses concitoyens. La captivité fut dure et se prolongea pendant une année. Les prisonniers

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