‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 19 sur 239 · I. 7'rc's sootii, c. i. — S. Iîonav.. c. i, n · texte numérisé non relu

I. 7'rc's sootii, c. i. — S. Iîonav.. c. i, n

eurent à supporter toutes sortes de maux. Les privations, et surtout le manque de liberté dépriment le corps, le cœur et Fintelligence ; ils enlèvent le courage et rendent maussade et triste. Les prisonniers de Pérouse, dont un se faisait remarquer par son méchant caractère et ses mauvaises dispositions, en firent Texpérience. François seul garda sa gaieté et ne fut point accablé par les souffrances ; il plaisantait et riait comme de coutume. Ses compagnons de captivité s'en étonnèrent et lui en firent des reproches; il leur répondit avec un aimable entrain : « Pour qui donc me prenez-vous ? Je serai encore honoré par le monde entier » ; il continua à se montrer joyeux, de telle sorte qu'il exerça sur eux la meilleure influence, et les détourna de la tristesse, du découragement et des querelles. Il s'intéressa plus particulièrement au prisonnier qui, par son fâcheux caractère, était à charge à tous, Tamena à de meilleurs sentiments et le réconcilia avec les autres captifs (i).

A la fin de Tannée i2o3, François, rendu à la liberté, revint à Assise et se remit au commerce. Il avait alors vingt et un ans accomplis.

I. Très socii, c. i, n. 4. — Pour la guerre de Pérouse avec Assise, voir Bonazzi, Storia di Perugia, t. I, c. v, p. 261, et Cristofani, 1. I, p. 90 et suiv.

Page 1