‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 181 sur 239 · I. Très socii, c. iv, n · texte numérisé non relu

I. Très socii, c. iv, n

DÉSIR DU MARTYRE 23l

raisonnablement et chrétiennement. Ceux qui avaient été plus particulièrement tentés et avaient le plus souffert intérieurement furent portés par sa sagesse, son expérience et sa modération, à lui en faire Faveu. Ils trouvèrent tous en lui, non un juge, mais un père plein d'affection, qui savait compatir à leurs épreuves. Il se montra ferme avec tous et sévère seulement pour les Frères désobéissants et endurcis (i). Enfin il les bénit, les renvoya dans leurs provinces, et autorisa à prêcher ceux qu'il jugea aptes à cette fonction (2).

Pleins de joie et réconfortés par leur Père, les pauvres Frères reprirent le chemin de leurs couvents ; la pensée des souffrances et des dangers qui les attendaient ne les effrayait pas. Armés de la croix et du bréviaire, ils voulaient conquérir le monde entier au Christ, et leur joie était d'autant plus grande qu'ils devaient supporter de plus nombreux et grands sacrifices en vue de cette conquête.

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