‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 187 sur 239 · I. Wadding, vlnna/. iMinor., ad ann. r2i2, n. 5*2. 1 i · texte numérisé non relu

I. Wadding, vlnna/. iMinor., ad ann. r2i2, n. 5*2. 1 i

Le mal qui s'était emparé de François ne le quitta plus. La fièvre, sa sœur, ainsi qu'il l'appelait, consuma les dernières forces de son corps déjà affaibli par les jeûnes et les mortifications, et lui enleva tout espoir d'un complet rétablissement. Et néanmoins, il la supporta avec joie. La seule chose qui le peinât, fut de ne plus pouvoir travailler au salut des âmes. Cependant il sut y suppléer, Tamour est ingénieux. Puisqu il ne pouvait parler au peuple, Texciter à l'amour de Dieu et à l'observation de ses commandements, il voulut s'adresser à lui par écrit. Dans ce but, il fit une courte lettre à « tous les chrétiens, clercs, religieux, laïques, tant homiTies que femmes, qui sont sur toute la terre », dans laquelle il les exhortait ardemment à aimer Dieu et le prochain. La missive se terminait par ces mots : « Adieu dans le Seigneur (i). »

A peine cet écrit eut-il été répandu qu'on se le disputa avec avidité ; chacun voulut savoir ce qui était sorti de la plume d'un si grand saint. On le pressa alors de s'adresser à toute l'humanité dans une lettre plus longue; ce qu'il fit (2). Cette seconde épître est tellement empreinte d'amour de Dieu et des hommes qu'elle suffirait à elle seule à faire considérer son auteur comme un saint. Elle a également une si haute valeur doctrinale qu'elle apparaît comme une sorte de révélation divine faite à un homme

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