‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 189 sur 239 · C'est Wadding qui fit la division en chapitres · texte numérisé non relu

C'est Wadding qui fit la division en chapitres

2. Wai)DIN(;, Annal. Minor., ad ann. i.2i3, n. 3-f'). — Opusc. di S. F. d'Assisi, p. 4.

244 ^'lE DE SAINT FRANÇOIS D'ASSISE

les fidèles à recevoir dignement les saints sacrements : celui-là seul qui confesse convenablement et avec humilité ses péchés au prêtre, qui en a obtenu le pardon, et qui s'est d'abord éprouvé lui-même, peut s'approcher de la table du Seigneur sans avoir à craindre de manger et de boire le jugement de Dieu.

Il demande ensuite (§ 4) de dignes fruits de pénitence, la bienveillance et Famour pour le prochain, cet amour qui aime les autres comme on s'aime soi-même. Il s'adresse particulièrement (|§ 5 et 6) à ceux qui administrent la justice, laquelle doit être unie à la miséricorde, car un jugement sans pitié attend celui qui ne connaît pas la miséricorde. « Témoignons de l'amour, continue -t- il, à tous les hommes. Soyons humble; faisons l'aumône, car elle enlève de notre âme les souillures du péché. L'homme perdra un jour ce qu'il possède sur terre, il n'emportera avec lui que les aumônes et les actes charitables qu'il aura faits, et qui lui vaudront la récompense céleste. » Aux aumônes se relient le jeûne et la fuite vigilante du mal. L'église doit être le refuge des fidèles. On doit vénérer les prêtres parce qu'ils sont les administrateurs et les dispensateurs des saints mystères, et les messagers de la divine parole (§7). Les religieux méritent également toute estime et amour ; mais comme ils ont choisi volontai-. rement l'état de la plus haute perfection, et ont renoncé au monde, ils sont tenus de vivre avec plus de pureté et de perfection que d'autres. Ils

Page 1