I. Wadding, Annal. Minor., ad ann. I2i5, n
VOYAGE AU iMAllOC 265
« pour ceux qui y résideront dans la suite, vous « êtes un protecteur et un père plein de bonté, « nous vous prions de vouloir bien, avec la béné- < diction de Dieu et la vôtre, nous autoriser à « construire en ce lieu un couvent pauvre et « simple. » Quand la permission aura été accordée, ils devront creuser une tranchée profonde, et, au lieu d'un mur, planter une haie épaisse, comme marque de pauvreté et d'humilité. La maison ne pourra être faite qu avec du bois et de la terre ; elle devra contenir de petites cellules, où les Frères pourront prier et travailler, tant pour fuir Foisiveté que pour observer ce qui est conforme à leurs vœux. L'église elle-même devra être petite, car il ne peut être permis de bâtir de belles églises sous le prétexte d'y prêcher ou pour tout autre motif. En prêchant dans des églises étrangères, ils donneront un meilleur exemple au peuple et lui montreront mieux par là qu'ils sont véritablement humbles. Et, lorsque des prélats, des clercs, des religieux ou des séculiers viendront les voir, une maison pauvre et des cellules étroites seront pour eux une instruction plus édifiante que des discours bien préparés (i). » Maisons pauvres, églises pauvres, Frères pauvres, tel fut l'idéal de saint François. Quiconque entrait dans son Ordre devait abandonner ce qu'il possédait, et, une fois admis, embrasser avec un ardent amour la pauvreté, sa