S. BoNAV., c. j, n
4. S. Bonav., ibid. — Très socii, ibid. — Toutefois Cela no dans sa Vita 1, p. 1, c. 1, n. 5, dit que François vit la maison paternelle remplie d'armes brilla utes; mais dans sa Vita II, p. I, c. i, il parle, lui aussi, d'un « palatium spaciosum », et non plus de la maison paternelle.
armes, il lui fut répondu que tout cela était pour lui et pour ses soldats. Dieu voulait lui faire connaître par là qu'il Favait appelé à son service sous Tétendard de la croix. Mais François, trop pénétré des idées terrestres, trop ébloui par un vain mirage, ne comprit pas Tappel divin. Il s'affermit dans ses visées ambitieuses, dans son dessein de devenir un homme de guerre célèbre (i), et, au lieu de saisir le vrai sens de la vision, il se crut destiné par le Très- Haut au service des armes, il espérait ainsi réaliser son rêve de grandeur humaine. L'ardeur juvénile, le courage et les occasions ne lui manquèrent pas.
Le moyen âge se distingua par un sentiment de foi vive et profonde et par une grande corruption de mœurs; par de nobles aspirations vers r.idéal et par de viles passions ; par un héroïsme qui sacrifie tous les biens de la terre pour Dieu, la religion et la patrie, et par des inimitiés et des cruautés qui sont la honte de tous les sentiments humains et chrétiens. La haine et les hostilités divisaient les individus, les corporations et les cités ; celui qui remportait en violence à la guerre devenait le plus puissant, et cherchait à conquérir des pays et à subjuguer les populations vaincues.
Lltalie, en particulier, était à cette époque le théâtre des luttes les plus acharnées et des conquêtes les plus injustes.