‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 23 sur 239 · I. S. BoNAV., c. 1, n · texte numérisé non relu

I. S. BoNAV., c. 1, n

Chaque ville était une forteresse, et chaque cité guerroyait contre sa voisine pour les motifs les plus futiles. La péninsule était divisée en deux partis : celui du pape et celui de Fempereur. D'une part, les guelfes, d'autre part, les gibehns; cela suffisait pour créer les haines et les luttes sanglantes. Et ce que l'Italie ne ruinait pas elle-même, les étrangers se chargeaient de l'achever : Allemands, Français, Espagnols envahissaient ce beau pays et sen disputaient la possession; et même, les Italiens du nord fondaient de temps en temps sur les régions plus riches et plus fertiles du midi pour s'en emparer.

A Assise, un chevalier riche et valeureux se disposait à partir pour la Fouille (i), afin de combattre aux côtés de Gautier III, comte de Brienne (2); celui-ci défendait avec succès les droits de sa femme Albéria, fille aînée de Tancrède, sur Tarente, et les droits dhéritage de Frédéric II, pupille du Pape, sur la Sicile, contre l'Allemand Markw^ald de Anwailer, cjui s'était emparé injustement de ce roA^aume, et en briguait la couronne.

A la fin de la nuit où il avait eu le songe mystérieux, François se leva dispos et convaincu

Page 1