W^ADDiNG, ibid
3l8 VIE DE SAINT FRANÇOIS d'ASSISE
nantes. Un jour qu'il revenait de Cottmello, près de Rieti, il pria un paysan de lui indiquer le chemin pour regagner son gîte. Cet homme lui refusa ce service, parce que ces parages étaient infestés de loups dangereux, qui causaient de grands dégâts. Mais quand le Saint Feut assuré qu'en lui faisant cette charité, il ne courrait aucun risque, il consentit à raccompagner. A la vérité, en revenant, le paysan rencontra deux loups, mais ils se montrèrent si doux que non seulement ils ne lui firent aucun mal, mais encore le caressèrent et le suivirent jusque chez lui (i). A peine ce fait eût-il été connu que le peuple afflua vers François et le pria de le délivrer des loups, la plaie du pays, ainsi que des tempêtes de grêle qui détruisaient tout chaque année. Le Bienheureux se servit de cette circonstance pour montrer à la ville coupable comment ces tribulations étaient les châtiments de ses péchés et de ses vices, et comment ils pouvaient être écartés par la pénitence et non par des miracles. Et il ajouta : « A l'honneur et à la gloire de Dieu Tout-Puissant, je me porte garant, que si vous croyez à ma parole, et voulez avoir pitié de vos âmes, en faisant une bonne confession et de dignes fruits de pénitence, de son côté le Seigneur s'apitoyant sur vous délivrera votre pays de ces calamités, et le rendra abondant en toute sorte de biens. Mais, en même temps, je vous déclare que si vous