‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 237 sur 239 · JÉRÉMIE · texte numérisé non relu

JÉRÉMIE

François rencontra à Greccio un ami et un protecteur dans le chevalier Jean Velita, que ses sermons avaient converti. Velita voyait souvent le Saint et s'entretenait avec lui des choses du salut; mais comme il était déjà avancé en âge et qu'il avait quelque peine à monter jusqu'à la demeure de son ami, il le pria de se rapprocher de la ville, et lui offrit même de lui bâtir un couvent au lieu qu'il lui désignerait. François accueillit la proposition en souriant et dit qu'il choisirait une place éloignée de la ville de la distance que pourrait parcourir un tison lancé par un enfant. Velita accepta la condition; en descendant de la montagne, il dit à un enfant de lancer une torche. Celui-ci y mit une telle force, certainement surnaturelle, que la torche s'arrêta à un mille de la ville, sur une hauteur boisée et rocheuse appartenant à Velita. Fidèle à sa promesse, celui-ci éleva un couvent pour lès Frères-Mineurs. L'édifice fut presque entièrement taillé dans le roc; il était simple et pauvre; le réfectoire, l'oratoire et les cellules s'étendaient sur rez-de-chaussée et mesuraient trente pieds en longueur et six pieds en profondeur. Ce lieu devint célèbre par plusieurs miracles opérés par François lui-même (i).

A Contigliano, les religieux furent très préoccupés du mauvais état de santé de leur Père. Afin de le garantir du froid, ils doublèrent son habit de quelques morceaux de drap. Dès qu'il

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