‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 39 sur 239 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

RENONCIATION A l'hÉRITAGE 48

Un jour, il se rendait en pleurant et en soupirant à la Portioncule, petite église située hors de la ville. Un homme, qu'il rencontra, lui demanda pourquoi il pleurait. « Je pleure, dit-il, sur les souffrances de mon Seigneur Jésus-Christ; je ne devrais pas rougir de pleurer pour ce motif en parcourant la terre entière *, et le pieux interlocuteur se mit à pleurer avec lui. Les Trois Compagnons (i) disent que, dès lors, il versa à ce sujet des larmes si abondantes et si brûlantes que ses yeux paraissaient comme baignés dans le sang.

François voulait restaurer Saint-Damien; il se croyait appelé à faire cette œuvre. Mais, pour l'accomplir, il lui fallait de Fargent. Sa résolution fut bientôt prise. Jusqu'à ce jour, For et les richesses n'avaient jamais eu à ses yeux aucune valeur, ils ne lui avaient servi qu'à satisfaire les vanités du monde; mais dorénavant ils devaient lui permettre de combattre la misère, de secourir les pauvres et les malheureux, et de procurer la gloire de Dieu en remettant en bon état les églises et les chapelles qu'il trouverait indignes du service divin. Dominé par ces pensées, il se rendit à la maison paternelle, fit sur lui le signe de la croix (2), prit quelques pièces d'étoffes précieuses, qu'il crut pouvoir prélever comme fils aîné et comme associé de son père, puis il se rendit à cheval à Foligno. Il y vendit à bon prix

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