re.s .socti, c. i, n
2. Ibid., c. Il, 11. i(). — CÉLANO, Vita J. lih. 1, c. 11, n.8.
le cheval et les étoffes. Réjoui de son succès, il revint à Assise et alla trouver don Pietro dont il baisa la main avec respect, lui remit tout Fargant pour la restauration de son église et lui demanda la permission de rester avec lui quelques jours. Le prêtre, qui ne comprenait pas le changement survenu dans le jeune homme et qui craignait d'être son jouet (i), accueillit la demande de séjour et refusa Targent, par crainte des parents du donateur. Mais François convaincu que cette somme servirait tôt ou tard à la réparation de réglise, la jeta sur Tentablement d'une fenêtre du sanctuaire. Cependant Pietro ne s'était pas trompé. A peine Bernardone eut-il appris le changement de conduite de son fils et découvert le lieu où il s'était retiré, qu'il se rendit tout en colère à Saint-Damien, accompagné de quelques amis. François s'attendait à cet orage, il s'enfuit devant la colère paternelle et alla se cacher dans un lieu caché, qu'il s'était préparé ou qu'il connaissait (2). Ce refuge était connu de don Pietro et d'un serviteur fidèle de la maison paternelle, qui lui portait secrètement les aliments nécessaires. Pendant qu'il y resta, il pria et jeûna, demandant avec larmes à être délivré de ses persécuteurs, afin de pouvoir travailler,