Ibid. — Très socii, c. n, n
RENONCIATION A l'hÉRITAGE Si
fit sur ce vêtement une croix avec du mortier — la pauvreté et la croix devinrent dès lors son partage (i) — et retourna à Saint-Damien avec joie et allégresse (2). C'était au mois d'avril 1207 (3). Il avait alors vingt-cinq ans (4). Quand François renonça à tous les biens de la terre, à Fhéritage de son père, il avait atteint la moitié de sa carrière. Il appelle cette première période une vie de péché. Nous connaissons sa jeunesse, ses imperfections, ses défauts, ainsi que ses prodigalités en vêtements et en festins. Nous reconnaissons que, d'après Célano(5), il surpassa ses compagnons en plaisanteries et en, espiègleries, et qu'il prit ainsi de fâcheuses habitudes, qui ne conviennent pas à un jeune chrétien; mais nous ne pouvons reconnaître en lui aucune faute grave, aucun égarement de jeunesse. Le sévère Célano lui-même l'en déclare exempt, et ajoute, ainsi qu'il a été dit plus haut, qu'une grâce particulière l'en avait préservé. Nous savons aussi comment il faut entendre l'expression du Saint : « Pendant que j'étais dans les péchés (6). » Sa vie de jeunesse lui donnait des regrets; il se repentait amèrement de n'avoir pas servi Dieu pendant toute sa vie, et de ne lui avoir pas appartenu cons-