Très socii, c. m, n
2. Cf. Acta S. S., II April, t. III, p. 220, et Oct., t. II, p. 572.
i LE FONDATEUR d'oRDRE 8vT
n'avait rien à lui donner, il pria Egide de lui abandonner son manteau ; ce que celui-ci fit avec joie et empressement. Au dire de quelques biographes, Égide vit monter au ciel la pauvre femme revêtue du manteau obtenu par charité (i). Le lendemain, François donna l'habit à son troisième disciple, qui, auparavant, avait distribué tous ses biens.
Égide prit la place d'honneur parmi les premiers disciples ; il se distingua surtout par le don de la contemplation (2). C'était un homme plein de simplicité, de sagesse et de force. Des savants et des théologiens vinrent fréquemment à lui pour le consulter sur leurs difficultés, et François le choisit de préférence pour compagnon de ses voyages. Il mourut à Pérouse, en 1262, après avoir saintement vécu dans rOrdre pendant cinquante-deux ans; Dieu l'honora par des miracles (3) durant sa vie et après sa mort. Sa fête est célébrée le 28 avril.
La fondation de l'Ordre se trouvait accomplie avec la prise d'habit du troisième disciple. François avait des disciples, l'Évangile était leur règle, et la Portioncule leur lieu de réunion (4). Ce n'était encore qu'un grain de sénevé, qui bientôt allait croître et grandir.
1. AVadding, Annal. Minor., ad ann. rio»), n. 12. — Anal. Franc, t. 111, p. 7(),
2. CÉi.ANO, Vita y, 1. 1, c. IV, n. 25. — S. Bonaw.c. m, n.2(j. :S. Act. S. S., II April, t. 111, die 23.