‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 79 sur 239 · I. Très socii, c. m, n · texte numérisé non relu

I. Très socii, c. m, n

dirent de grand matin à Féglise la plus voisine pour assister à Toffice divin (i). Lorsque, au point du jour, la femme qui les avait si misérablement hébergés, vint à Téglise et qu'elle les vit prier avec dévotion, elle se dit à ellemême : a Si ces hommes étaient des vauriens et des voleurs, ainsi que pense mon mari, ils ne prieraient pas avec tant de ferveur. » Elle fut encore plus édifiée quand elle les vit refuser avec modestie une aumône qu'un homme charitable, appelé Guido, leur présentait en même temps qu'aux autres pauvres. Guido leur ayant demandé pourquoi, étant pauvres, ils n'acceptaient pas son offre, Bernard répondit : « Il est vrai, nous sommes pauvres, mais la pauvreté ne nous pèse pas comme à d'autres indigents, parce que, avec la grâce de Dieu, dont nous avons suivi le conseil, nous nous sommes faits volontairenlent pauvres. » Guido leur demanda alors s'ils avaient jamais possédé quelque chose. A quoi Bernard répondit qu'ils avaient eu de grands biens et qu'ils les avaient distribués entre les malheureux par amour de Dieu. La femme, qui avait tout vu et entendu, ne put se contenir; elle s'approcha des Frères, leur demanda pardon de les avoir si mal traités, et les invita avec instance à venir chez elle pour y recevoir un meilleur accueil. Mais ils n'acceptèrent pas, en disant : « Que Dieu récompense votre bonne volonté! »

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