‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 89 sur 239 · Très socii, c. iv, n · texte numérisé non relu

Très socii, c. iv, n

APPROBATION DK LA RKGLE IIv3

verain Pontife ; il exposa avec franchise et droiture son projet et sa requête au Vicaire de Jésus-Christ. Innocent, circonspect dans ses décisions, écoutala suppUque avec bienveillance, mais ne voulut pas se décider sur-le-champ à donner son adhésion. Il bénit les Frères et leur dit : « Allez dans le Seigneur, mes Frères, et prêchez à tous les hommes la pénitence comme il plaira à Dieu de vous Finspirer. Si le Tout- Puissant veut vous faire croître en nombre et grâces, veuillez nous en informer, et nous vous donnerons avec bonheur encore plus que vous ne demandez (i). » Mais comme il tenait à savoir si ce qu'il avait concédé et si ce qu'il voulait encore faire pour eux était conforme à la volonté de Dieu, il leur dit avant de les quitter : a Mes fils, votre genre de vie nous paraît trop dur et trop pesant. Si nous ne doutons pas de votre zèle, nous devons pourtant songer à ceux qui viendront après vous, afin qu'ils ne soient pas accablés par l'excès de la charge. » Et se tournant vers François, qu'il vit inébranlable dans sa foi et sa confiance en Jésus-Christ, il ajouta : « Allez, mon fils, et priez Dieu de nous faire connaître si ce que vous demandez vient de Lui, afin que nous-même, dûment informé sur sa volonté, nous puissions agir selon vos désirs (2). » François se retira alors avec ses compagnons, et se mit en prière, ainsi que le Pape le \u\ avait commandé.

1. 7'rc's socii, c. 1 v, n. 48. — CEI. a no, Vita /, I. 1, c. v, n. 33.

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