APPROBATION DE LA REGLE II
grands, elle leur dit : « Mes enfants, ne rougis- « sez point ; car vous êtes les enfants d'un « grand roi. Allez à sa cour et recherchez-le ; il « vous donnera tout ce qui vous est nécessaire. » Les enfants se rendirent donc auprès de lui, et lorsqu'il les eut aperçus et qu'il eut reconnu en eux ses propres traits, il leur dit : « De qui « êtes-\/ous les enfants ? » et quand ils eurent répondu : « Nous sommes les enfants de la pauvre femme qui habite dans le désert », le roi les embrassa avec joie et leur dit : « Ne craignez « rien, vous êtes mes fils. Si des étrangers vi- « vent à ma table, combien aurai-je plus de « soin de vous qui êtes mes propres enfants. > Puis il fit chercher la mère, la logea avec eux au palais, les entretint et les soigna royalement (1). »
François reconnut aussitôt le sens de cette vision, et nous-mêmes nous en trouvons lexplication sans difficulté : le roi, c'est Notre- Seigneur Jésus-Christ ; la mère si belle, c'est François (2), c'est-à-dire l'Ordre qu'il devait fonder, et les enfants sont ceux qui suivent François dans la pauvreté évangélique, et qui servent Dieu dans la privation volontaire de toutes choses.
Dieu fit aussi connaître au Pape que l'approbation de la Règle et de l'Ordre des Frères-Mineurs lui serait agréable et de grande utilité pour l'Église. Une nuit, pendant son sommeil,