‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 114 sur 242 · Storia d'ÀsM, 1. 1, p · texte numérisé non relu

Storia d'ÀsM, 1. 1, p

Kivo-Toaio

leurs droits féodaux; les gens des villages soumis à Assise étaient assimilés à ceux de la cité, les étran* gers étaient protégés; enfin Tassiette de l'impôt était fixée. Le mercredi, 9 novembre 1210, cette concorde fut jurée et signée sur la place publique d'Assise : elle fol si réelle que les exilés purent rentrer tranquillement et qu'à partir de ce jour on retrouve sur les registres de la ville les noms de ces émigrés qui avaient, en i203, trahi leur cité et provoqué la désastreuse guerre avec Përouse. François pouvait être heureux. C'était l'amour qui triomphait, et durant quelques années il n'y eut à Assise ni vainqueite, ni vaincus.

Il se passe, dans les noces mystiques qui unissent çà et là dans l'histoire un homme à un peuple^ quelque chose dont Tivresse des sens, la folie de l'amour semble le symbole : il y a en effet un moment où les saints comme les hommes de génie sentent bouillonner en eux des puissances inconnues, et alors, comme des possédés, ils vont, ils courent, ils luttent, jusqu'à ce que, triomphant de toutes les résistances, ils aient forcé lliomanilé tressaillante et pâmée à concevoir d*eux.

Ce moment était arrivé pour saint François.

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