‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 117 sur 242 · Dante, Parodié^ èbant XI, vers · texte numérisé non relu

Dante, Parodié^ èbant XI, vers

A LA POaTIO.NCLLË

François avec celle différence que, ce que les aulres faisaient pour lear Dame, lui le faisait poar la Pauvreté. Ce rapprochemeni n'est pas un simple caprice ; il l'a lui- MJûêtm profoudémeiit seoU et exprimé avec uoe clarté fierTaite, et c'est sealemeot en Payant toujours présent à la peosée (^u on peut comprendre le fond même de son eœnr.

Il faut descendre jusqu a Jean de Parme el Jacopone de Todi poor retrouTer des âmes de même nature. On a écrit une vie de saint François comme troubadour, on aorait pu* récrire encore mieux comme cheyalier, car c'est l'explication de toute sa vie ét comme le cœur de son cœur. Depuis le jour où oublieux des chants de ses amis et arrêté dans nn carrefour d* Assise» il vit apparaître sa liancée« la Pauvreté, et lui jura foi et amour, jusqu'à cette soirée où il exhala sa vie, nu sur la terre nue de la Portioncule, on peut dire que toutes ses pensées allèrent è la dame de ses chastes amours. Durant vingt ans, il la servit sans défaillance, parfois avec des naïvetés qui paraîtraient enfantines, si je ne sais quoi d*infiniment sincère et sublime n'arrêtait le sourire sur les lèvres des plus sceptiques K

La Paurreté convenait menreilleusement h ce besoin qu'avaient alors les hommes, et que peut-être ils ont perdu moins qu'on ne pense, d'avoir un idéal très haut, très pur, mystérieux, inaccessible, et pourtant de se le représenta sous une forme concrète. Parfois quelques disciples privilégiés virent la belle et pure Dame

i. AnuUor fiuitui.»* eoêtU eamMtringit amplexibus nec cui horam paiiitKr non me muniuê. 2 Gel. 3, i; Cf. i Cel. 35; M; 75; S Gel. 3, 138; 3 Soc. 15; 22; 33; 35; 50; Bon. 87; Fior, 13.

YIB DE S. FRANÇOIS

descendre du ciel pour saluer son époux, mais visible ou non, elle se tint toujours aux cûlés de sou amaut de rOrobrie, comme elle s'était tenue à côté du Galiléen, dans 1 etable de la nativité, sur le gibet de Golgolha, et jusque dans le tombeau d'emprunt où reposa son corps.

Pendant quelques années, cet idéal ne fut pas seule-

meot celui de saint François, mais aussi celui de tous les Frères. Dans la pauvreté la gente poverella avait trouvé la sécurité, rameur, la liberté, et tous les eiïoris des nouveaux apôtres avaient pour but la conservation de ce précieux trésor.

Leur culte allait parfois un peu loin. Ils avaient pour leur épouse ces recherches, ces subtilités si fréquentes à l'aurore des fiançailles, mais qu'on oublie peu à peu et qui deviennent incompréhensibles ^.

Cependant le nombre des disciples augmentait toujours, et presque chaque semaine amenait de nouvelles recrues : Tannée 1211 fut sans doute consacrée par François à une tournée en Ombrie et dans les provinces voisines.

Ses prédications étaient de courts appels à la conscience ; son cœur se donnait à ses auditeurs en d'indicibles accents, si bien que quand on voulait ré* péter ce qu'on avait entendu, on en était incapable'. La Règle de 1221 nous a conservé un résumé de ces appels :

1. Bon. 93. — ProhibuU fratrmn qui faeiébat eoquinam nepo^ neret Ugumina de eero in ogua eaJUda guœ débébat dore fnUribuê ad manducandum die eequenti ut oUervaoirint illud verbum Evangeiii : Nolite eollieiti esse de erasHncm Spec 15*

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