Mattii. io
2. Les miracles n'occupent que dix paragraphes (61-70) dans 1 Gel. et sur le nombre, il en est plusieurs qu'on ne peut guère compter comme miracles de François, puiscpi'ils ont été faits par des objets lui ayant appartenu.
3. Les hérétiques profitèrent souvent de cette soif de merveilleux pour duper les catholiques : Les cathares de Moneoul fabriquèrent un portrait de la Vierge, où eUe était représentée borgne et édentée, et dirent que dans son humilité le CSirist avait choisi une femme très laide pour mère. Ils n'eurent pas de peine à provoquer quelques guérlsons; l'image devint fimieuse, fàt vénérée un peu partout, et accomplit une foule de miracles jusqu'au jour oû les hérétiques divulguèrent la m|Stification au grand scandale des fidèles. Egbert de Schônau, Contra Cathnvosy serm. I, cap. 2 (Patrol. lat. Migne, t. 195). Cf. Heisterbach, lue cit. y V, 18. Luc de Tuy, De allera Vita, iib. II, 9; III, 9, 18(Patrol. Migoe,
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qu*an appel à la conversion et à une vie supérieure.
Cela peut intéresser des malades ou des dévots, mais ni le cœur ni la conscience n*y sont saisis.
Il faut dire à la décharge d*Antoine de Padoue que ses relations avec François semblent avoir été fort peu de chose. Chez les disciples de la première heure, qui avaient eu le temps de pénétrer jusqu'au fond de la pensée de leur mettre, on retrouve des traces de ce noble dédain du merveilleux; ils savaient trop bien, ceux-là» que la joie parfaite n'est pas de stupéfier le monde par des prodiges, de rendre la vue aux aveugles, ni même de ressusciter des morts de quatre jours, mais qu'elle est dans cet amour qui va jusqu'à Timmolalion. Mihi absit gloriari niH in cruce Domini K
Aussi fi ère Egide demandait-il en grâce au bon Dieu de ne pas lui faire faire de miracles; il voyait en eux, comme dans la passion pour la science, un piège oh se feraient prendre les orgueilleux, et qui détournerait l'Ordre de sa vraie mission^.
Les miracles de saint François sont tous des actes d'amour: c'estdans la guérison des maladies nerveuses, de ces troubles en apparence inexplicables, qui sévissent aux époques de crise, qu'il accomplit les plus nombreux. Ses regards si doux, si compatissants et si puissants aussi, qui semblaient être comme les messagers de son cœur, suffisaient souvent à faire oublier toute souffrance à ceux qui le voyaient.
Le mauvais œil est une superstition moins stupide
1* i A Diea ne phUe que je me glorifie d'autre chose qae de It croix de notre Seigneorléeos-Gbriat.f Gai. S, 14. CTeit encore aojourdliiii la devise des Frères llinears.