‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 149 sur 242 · ccl., loe» dt* ; Jord., loc cit · texte numérisé non relu

ccl., loe» dt* ; Jord., loc cit

224 VIE D£ 8. FEANÇOIS

séparée de celle de pénalité, la souffrance était une expiation ou une épreuve» et la douleur ainsi envisagée perd son aiguillon; la lumière et respéraoce la pé* nètrent.

François puisait une partie de sa joie dans la communion. Il avait pour le sacrement de Teucharistie ce culte tout imprégné d*effttsions indicibles, de larmes joyeuses, qui a aidé quelques-unes des plus belles âmes de rhumanité à supporter la fatigue et la chaleur du jour^ La lettre du dogme n'était pas arrêtée au treizième siècle comme aujourd'hui ; mais ce qu'il y a de beau» de vrai, de puissant, d'éternel dans le repas mystique institué par Jésus, était alors vivant dans tous les cœurs. |

L*eucharislie fut vraiment le viatique des âmes* Comme autrefois les pèlerins d'Bmmaûs, aux heures où les ombres du soir descendent, oii les tristesses vagues | envahissent Tàme» où les fantômes de la nuit sMveillent el semblent se dresser derrière chacune de nos pensées, nos pères voyaient le divin et mystérieux compagnon venir à eux ; ils buvaient ses paroles, sentaient la force descendre dans leur cœur, tout leur être intérieur se réchauffer, et ils murmuraient de nouveau : c Restez avec nous, Seigneur, car le soir approche et le jour est sur son déclin. »

Souvent ils furent exaucés.

Page 1