‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 152 sur 242 · CHAPITRE GÉNiBkL DK · texte numérisé non relu

CHAPITRE GÉNiBkL DK

date tous les traits ëpars conceroant les premières assises soleoaelles de l'Ordre^ et l'on a appelé cette rassemblée-type Chapitre de$ nattes. En réalité, pendant de longues années, toutes les réunions des Frères Minefirs méritèrent ce nom ^.

Se rassemblant au moment des plus fortes chaleurs, ils couchaient à la belle étoile ou s^abritaient dans des huttes de roseaux ; ne les plaignons pas : rien n'égale la glorieuse transparence des nuits d'été en Ombrie; parfois en Provence on peut en savourer un avant-goût, mais si aux Baux, sur le rocher des Doms ou à la Sainte-Baume, le spectacle est aussi solennel et grandiose, il lui manque une douceur caressante, des effluves de vie qui là-bas lui donnent un charme ensorcelant.

Les habitants des villages et des bourgs des environs venaient en foule à ces rendez-vous, à la fois pour voir les cérémonies, assister à la prise d'habit de leurs parents ou de leurs amis, écouter les appels du Saint, et fournir aux Frères toutes les provisions dont ils pouvaient avoir besoin.

Tout cela n est pas sans quelque analogie avec les camp meeting si chers aux Américains: quant aux chiffres de quelques milliers d'assistants, donnés dans les légendes el qui ont fourni, même à un Franciscain, le P. Papini, Toccasion de plaisanteries d'un goût douteux, il n'est peut-être pas aussi étonnant qu'on pourrait le croire^.

1. Voir pir exemple la descripUon du Chapitre de 1221 par frère Jourd lin. Jord. 16.

2. A propos du chiffre de 5000 as^^istanls donné par Bonaventure (Bon. 52), le P. Papini s'écrie : lo non credo stato capacc alcuno di date ad intendere al S, Dottore êimil fanfaluca, ne capace

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Ces premières réunions, oik accouraient tous les frères,

et qui avaieat lieu en plein vent, en présence de foules venues de fort loin, n*avaient donc rien de commun avec les chapitres généraux postérieurs, véritables conclaves où se rendaient un petit nombre de mandataires» et dont la plupart des travaux, tenus secrets, ne coacerDaieot que les affaires de TOrdre.

Du vivant de François le but de ces assemblées était essenliellement religieux. On s'y rendait non pour parler aiïaires, ou procéder à la nomination du ministre gé* néral, mais pour se fortifier dans la communion des joies, des exemples et des douleurs des autres frères^.

Les quatre années qui suivent la Pentecôte de 1216, forment une étape dans révolution du mouvement ombrien : celle durant laquelle François lutta pour lautonomie. Il y a ici des nuances passablement délicates, qui ont été oiécoanues par les écrivains ecclésiastiques aussi bien que par leurs adversaires, car si François ienail à ne pas se poser en révolté, il ne voulait pas compromettre son indépendance et sentait, avec une diviiialion exquise, que tous les privilèges dont la cour de Rome pourrait le combler ne valaient pas la liberté. '

lui di cvederla, In tomma il numéro quinquc mUlia et ultra non è del Santo^ ineapace di scrivere una cosa tanto improbabile £ reîativamente impoesibile. Storia di S. Fr. I, p. 181 et 183. Ce •chiffre de cinq miUe se trouve indiqué aussi par Eccl. 6. Tout eeHi s'explique et devient possible, en admettant la présence des Frdree de la Pénitence, et il semble bien difficile de la contester puisque dans rOrdre des HumiUés qui ressemblait beaucoup à celui des Frères Mineurs (composé également de trois rameiux, approuvé par trois bulles données dès juin 1201 les chapitres généraux tenus annuellement étaient fréquentés par les frères des trois Ordres. Tiraboschi t. II, p. 144. Cf.* ci-dessus p. 181.

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