‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 154 sur 242 · De Jean de PdU'me, de Glareno, d'Antoine de Padoue, etc · texte numérisé non relu

De Jean de PdU'me, de Glareno, d'Antoine de Padoue, etc

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cains. soupçonnés d*é(re de Taux catholiques et pourchassés en conséquence, trouvèrent un refuge auprès de la reine Urraque de Portugal, qui leur permit de s'établir à Coïmbre, Guimarrens, Alenquer et Lisbonne^.

François iui-méiue se prépara à parlir pour la France ^ Notre pays exerçait sur lui un attrait particulier, à cause de sa ferveur pour le Saint-Sacrement. Peut-être aussi étai^l poussé à son insu vers cette terre a laquelle il devait son nom, les songes chevaleresques de son adolescence, tout ce qui dans sa vie était poésie, chant, musique, rêve délicieux.

Un peu de 1 émotion dont il était pénétré au moment d*inaugurer cette nouvelle mission a passé dans les récits des biographes ; on y sent un tressaillement à la fois doux et angoissant^ le battement de cœur du brave chevalier qui sort tout équipé aux premières lueurs de Kaurore, interroge Tborizon, anxieux de Tinconnu et pourtaut débordant de joie, car il sait que celte journée sera consacrée à la justice et à Tamour.

Le poète italien a nommé pèlerinages d'amour les chevauchées chevaleresques, aussi bien que les voyages entrepris par les rêveurs, les artistes ou les saints à ces coins de terre qui miroitent sans cesse devant leur imagination et restent leur patrie d'élection ^. C'était bien un de ces pèlerinages que François entreprenait :

1. Marc de Lisbonne, 1. 1, p. 82; Cf. p. 79, t. II, p. 86; Glmberger, oiift. 1317. An. fr, U, {». 9 ss. ; Chran, XXIV gtn, Ms. d'Auiee, 328, f> 2 b.

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