Spee. 47 b 88.; 2 Gel. 3, SI; Bon. 84 et
qu'elle rappelait : de là les santons de la Provence, les
processioos du Palmesel, les céoacles du Jeudi saint, les chemins de croix du Vendredi saint, le drame de la Résurrection le jourde Pâques, etlesétoupes enflammées de la Pentecôte.
François était trop italien pour ne pas aimer ces fêtes ou tout ce qu'on voit parle de Dieu et de son amour*
Les populations des environs de Greccio furent donc convoquées ciinsi que les frères des monaslères voisins. Au soir de la vigile de Noël, on vit sur tous les sentiers les iidèles se hâter vers i*ermitage, des torches à la main, et faisant retentir les for6ts de leurs joyeux cantiques.
Tous étaient dans la joie» François plus que personne: le chevalier avait préparé une crâche avec de la paille, et amené un bœuf et un àne qui de leur haleine semblaient vouloir rédiauflTer le pauvre bambino tout transi de froid. Le Saint, à cette vue, sentait des larmes de pitié inonder son visage ; il n*était plus à Greccio, son cœur était à Bethléhem.
Enfin on se mit à chanter matines, puis la messe commença où, comme diacre, François lut TEvangile. Le simple récit de la légende sacrée, dit par une voix si douce et si ardente, touchait déjà les cœurs, mais quand il prêcha, son émotion gagna' bien vite Tauditoire: sa voix avait une tendresse si indicible que les assistants oubliaient tout, eux aussi, pour revivre les sentiments des bergers de la Judée qui allèrent jadis adorer le Dieu fait homme, naissant dans une élable
Au déclin du treizième sièclCi Tauteur du Stabat Mater
i. 1 Gel. 84-87 ; Bon. 149.
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doiorosa^ Jacopoae de ïodi, ce franciscain de génie qui passa dans les cachots une partie de sa vie, composa, inspiré par le souvenir de Greccio, un autre Stabal, celui de la joie, SuAat Mater speciasa» Cette hymne de Marie, près de la crèche, n*est pas moins belle que celle de Marie au pied de la croix.* Le sentiment y est encore plus intime, et Ton ne s'explique guère son oubU que ^ par un injuste caprice de la destinée.
Stabat Mater spedosa
Juxta fœnum gaudiosa, Dum jacebat parvulus.
Quce gaudebat et ridebat Exsultabat cum videbat Nati partum inclyti.
Fac me vere coogaudere, Jesttlino cofaarere Donec ego vixero^
I. Ce petit poème a été publié intégralement par M. Oxanam dans le t. V àe ses œuvre-s p. 184,