‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 198 sur 242 · LES STIGMATES · texte numérisé non relu

LES STIGMATES

lui éviter toute autre préoccupatioQ que celle de la prière^.

On était en route depuis deux jours, lorsqu'il fallut s^euquérir d'un âae pour François» trop affaibli pour ooDtinuer le chemio à pied.

Les frères» en demandant ce service, n'avaient pas caché le nom de leur maître ; aussi le paysan auquel ils s'étaient adressés se mit-il en devoir de conduire luimême sa bête. Après un certain temps de marche : «Est-il vrai, dit-il, que vous soyez frère François d* Assise?]» — cËh bien! ajouta-t-il, sur sa réponse afiirmative, appliquez-vous à être aussi bon que les gens le disent» afin qu'ils ne soient pas trompés dans leur attente, c'est un conseil que je vous donne.» Aussitôt François descendit de sa monture et, se prosternant devant lui» le remercia avec effusion^.

Cependant les heures les plus chaudes de la journée étaient Tenues. Le paysan» excédé de fatigue» oubliait peu a peu sa surprise et sa joie: pour cheminer à côté d'un saint» on n'en ressent pas moins les ardeurs de la soif. Il commençait à regretter son obligeance^ lorsque François lui désigna du doigt une ètource inconnue jusqu'alors et qu*on n'a plus revue*.

Ils arrivèrent enfin au pied du dernier escarpement. Avant de le gravir» on s'arrêta pour se reposer un peu sous un grand chêne, et aussitôt des bandes d*oiseaux accoururent témoigner leur joie par leurs chants et leurs battements d^ailes. Voltigeant autour de François»

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