‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 199 sur 242 · CeL 2, 15 ; Bon. 100 ; Fior. I eonifU · texte numérisé non relu

CeL 2, 15 ; Bon. 100 ; Fior. I eonifU

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ils se posaient sur sa tête, sur ses épaules ou sur ses bras, a Je vois, dit-ii tout joyeux à ses compagooDs, qu*il plait à notre Seigneur Jésus-Christ que nous habitions sur ce moQt solitaire, puisque nos frères et nos sœurs les oiseaux ont manifesté une si grande allégresse de notre venue . ^ »

Cette montagne a été tout à la fois son Tbabor et soo CaWaire; il ne faut donc pas s*étonner que les légendes aient fleuri ici» encore plus nombreuses que pour toutes les autres époques de sa vie ; la plupart d'entre elles ont le charme exquis des fleurettes rosées et odorantes pudiquement blotties aux pieds des sapins de rAlveme.

Les soirées d été ont là-haut une beauté sans pareille ; la nature» comme étouffée par les ardeurs du soleil, semble respirer de nouveau. Dans les arbres, derrière les rochers» sur le gazon» mille voix s*éveiUeiit et s'harmonisent doucement avec le murmure des grands bois, mais parmi toutes ces voix» il n en est aucune qui s'impose ou force l'attention» c'est une mélodie» dont vous jouissez sans Tentendre. Vous laissez votre regard errer sur l'horizon que l'astre disparu illumine» pendant de longues heures, de teintes hiératiques, et les cimes des Apennins» tout irisées de lumière» font descendre dans votre âme ce que le poète franciscain appelait la nostalgie des collines éternelles 2.

François la ressentait plus que personne. Dès le soir de leur arrivée» assis sur un tertre» au milieu de ses frères» il leur fit ses recommandations pour le séjour.

Le recueillement de la nature aurait suffi à jeter dans

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