‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 207 sur 242 · SpiclSSa; 2Gel · texte numérisé non relu

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VIB DE S. FRANÇOIS

refTondrement de son cœur. Qu'importe après cela que les

sanglot^ de François aient redoublé au poiot de le rendre aveugle peudant quinze jours! L'apaisement Tenait, la vierge consolatrice allait lui rendre la sérénité.

Tout d'abord, elle le retint» et se mettant elle-même à la besogne, lui fit avec des roseaux une grande cellule dans le jardin du monastère» afin qu'il eût Teotière liberté de ses mouvements.

Comment refuser une hospitalité si franciscaine? £ile ne le Tut que trop ; des légions de souris et de rats infestaient ce recoin; la nuit, ils se promenaient jusque sur le lit de François avec un vacarme infernal, si bien qu'au milieu de ses souilrances, il ne pouvait trouver aucun repos. Mais il oubliait bien vile tout cela auprès de son amie. Une fois de plus elle lui rendait la foi et le courage. Un rayon de soleil, disait-il, suffit à dissiper bien des ténèbres !

Cependant Thomme des anciens jours se réveillait peu à peu en lui et parfois les sœurs entendaient, se mêlant au murmure des plus et des oliviers, Técho de cantiques inconnus, qui semblaient venir de la cellule de roseaux.

Un jour, il s était assis à la table du monastère après une longue conversation avec Claire. Ou avait à peine commencé à manger, lorsque tout à coup il sembla ravi en extase.

Laudato sia lo Signore ! s'écria-t-il en revenant à lui. Il venait de composer le Cantique du soleil ^.

1. J*ai combiné le récit de Gelano et celai des Gonformités. Let détails donnés par ce second document me paraissent absolument dignes de foi. On voit très bien pourquoi Gelano les a omis, et on ne s'expliquerait pas comment ils auraient été inventés tardivement. 2 CeL 3, 138; Conform. 42 b 2; 119 b i ; 184 b 8; S30 aS; Sp$e, 128 a ss ; Fior, 19.

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