IV. LégMNl» ibt Trob Compagnons
La vie de saint François qni nons est parrenne sous
le titre de Légende des Trois Compagnons^ fut terminée le 11 août 1246, dans nn petit couvent du yal de Rieti, qui reviendra souvent dans le cours de cette histoire, celui de Greccio. Cet ermitage avait été le séjour préféré de François, surtout dans les derniers temps de sa vie. Il Tavait ainsi rendu doublement cher au cœur de ses disciples K Aussi le voyons-nous devenir, dès les premiers temps de l'Ordre, le quartier général des Observants^, et rester à travers les siècles un des foyers les plus purs de la piété franciscaine.
Cette légende avait pour auteurs des hommes dignes de raconter saint François, et peut-être les plus capables de le faire : les frères Léon, Ange et Bufin. Tous trois svaient vécu dans son intimité et l'avaient accompagné durant les années les plus importantes ^ ils avaient eu soin, du reste, de recourir à d'autres pour compléter leurs souvenirs, en particulier à Philippe, le visiteur des
1. Le texte en s été puhlié pour la première fois par les BoUandiUfit, (A. SS. Oclobrii t. II, p. 733-74S} d'après un manuscrit dn couvent des Frères Mineurs de Loutain. C'est d'après cette édition que nfms fiiisons nos citations.
Les éditions publiées en Italie, dans le courant de ce siècle, sont deienues introuvablos, sauf la dernière, dueirabbéÂmonl. Celle-ci eit malheureusement trop fautive pour servir de base à une étude Ktentifique. Elle a paru à Rome en 1880 (in-S» de 18^4 p.) sous le titre: Legcnda S. Francisci Assisiensis quœ dicitur Legenda irium sociorum ex cod. membr. Bibliolh. Vatic. nwm. 7339.
% 2 Gel. 2, 5; 3, 7; 1 Cel. 60; Bon. 113; 1 Col. 84; lion. 149; 3Gel.2,14;d, 10.
3. Jean de P^rroe s'y retira en 1976 et y vécut à peu près jusqu'à «a mort (1S88). TrUmU Arahiv, t. II (1886), p. 286.