‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 24 sur 242 · L.MI · texte numérisé non relu

L.MI

YIB DE S. FRANÇOIS

Clarîsses, à Illuminé de Rieii, à Masseo de Marignano, à Jean, le confident d'Egide et de Bernard de (^uinta- ▼alle.

De pareils noms promettent beaucoup et par bonheur on n'est pas trompé dans son attente. Tel qu'il nous est parvenui ce document est le seul qui, au point de vue historique, soit digne d'être placé à côté de la Première Vie de Celano.

Le nom des auteurs et l'époque de la composition indiquent avant tout examen à quelle tendance il devra sans doute se rattacher \ ce sera le premier manifeste des frères restés fidèles à l'esprit et à la lettre de la Règle. Tout ceci est confirmé par une lecture attentive: c'est au moins autant un panégyrique de la Pauvreté qu'une histoire de saint François.

On s'attend aussi à voir les Trois Compagnons nous raconter, avec une complaisance toute particulière , les innombrables traits de la légende qui ont eu Oreccio pour théâtre; on court à la lin du volume pour y chercher le récit des dernières années dont ils avaient été les témoins I et l'on est tout surpris de ne rien

trouver.

Tandis que la première moitié de Touvrage raconte la jeunesse de François, complétant çà et là la Première

Vie de Celano, la seconde * est consacrée à un tableau des premiers temps de l'Ordre; tableau d'une fraîcheur et d'une intensité de yie incomparables, et oii les auteurs à force de sainte naïveté atteignent bien souvent au sublime; mais, chose étrange, après nous avoir si longuement parlé de la jeunesse de saint François, puis des premiers temps de l'Ordre, la narration saute brusquement de l'année 1220 à la mort et à la canonisation,

i. 3 Soc 25-67.

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auxquelles ne sont du reste consacrées qne quelques

courtes pages*.

Ceci est trop extraordinaire pour être le résultat du limsard. Que s'est-il dpnc passé? H est évident que la Légende des Trois Compagnons^ telle que nous ravons aujourd'hui, n'est qu'un fragment de Toriginal qui sans doute fut revu, corrigé et considérablement élagué par les autorités de TOrdre avant qu'on la laissât circuler*. Si les auteurs avaient été interrompus dans leur travail et obligés d'en écourter la fin, comme on pourrait le supposer, ils Tauraient dit dans leur lettre d'envoi ; mais il

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