‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 26 sur 242 · Voir la prélkce du P. Stanislas · texte numérisé non relu

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VJB D£ S. FRANÇOIS

Cette traduction italienne ne renfermait pas les derniers obapitrea de la l^endei ceux qui riicontent la mort| les stigmates et la translation*. Elle a donc été faite à une époque où l'on n'avait pas encore remplacé la partie supprimée par un court résumé des antres légendes.

De tout cela se dégagent deux conclusions pour la critique : 1® Ce résumé final n'a pas la même antorité que le reste de l'ouvrage, puisqu'on ignore Tépoque à laquelle il a été ajouté. 2** Les fragments d'une légende de frère Léon ou des Trois Compagnons, épars dans des compilations postérieures, peuvent être parfaitement authentiques.

Dans son état actnel, cette Légende des Trois Compagnons est le plus bean monument franciscain et Tune des productions les plus délicieuses du moyen âge. Il y a dans ces pages, je ne sais quoi de doux, d'intime, de chaste, une sève de jeunesse et de virilité que les Fiorettî rappelleront sans 7 atteindre jamais. A plus de six cents ans de distance, nous 7 sentons revivre le rôve le plus pur qui ait fait tressaillir l'Église chrétienne.

Ces frères de Greccio qui, éparpillés dans la montagne à l'ombre des oliviers, passaient des jonrnées à chanter l'hymne du soleil, sont les vrais modèles entrevus par les maîtres omhriens primitifs, lis se ressemblent tous, ils sont gauchement posés, tout en . eux et autour d'eux pèche contre les règles les plua élémentaires de l'art; cependant leur souvenir vous poursuit, et lorsque vous anres oublié depuis longtemps les œuvres des maîtres impeccables, vous reverrez sans eâort les créations de ces ouvriers inconnus, car l'amour appelle l'amour; et ces personnages étri-

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