‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 27 sur 242 · Soc · texte numérisé non relu

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tllDE CaiTXQUE DES SOUECES LXVIl

qués ont un cœur très bon et très pur; un amour plus qu'humain rayonne dans tout leur être; ils tous parlent et vous rendent meilleurs.

Tel est ce livre; premier ori des Spirituels, où déjà l'on voit naître qnelques-nnes de ces doctrines hardies qui ne divisaient plus seulement la famille franciscaine en deux branches ennemies, mais qui devaient mener quelques-uns de leurs défenseurs jusque sur le bûcher de l'hérésie

V* Fragments de la partie supprimét de la Légende dee

Treis Compagnons.

Nous pouvons faire maintenant un pas de plus et tâcher de grouper les fragments de la Légende des Trois

Compagnons ou de frère Léon qui se retrouvent dan;i des écrits postérieurs.

Ici plus que jamais il faut se mettre en garde contre les théories absolues : un des principes les plus féconds de la critique historique consiste à préférer les documents contemporains des faits racontés, ou tout au moins ceux qui en sont le plus rapprochés, mais encore faut«il mettre une certaine discrétion à l'employer.

Le raisonneraeut des Bollandistes ne voulant rien savoir des légendes écrites après celle de saint Bonavonture

1. Il ne s'en laut pas de beaueonp que saint François n'y soit reprétenté comme reprenant Tœavre de Jésus interrompue (par la finie éa clergé séculier) depuis las temps apoatoliques. Les viri 99Qngeliei jugent les membres du clergé fllioê extranecB: 3 Soc. 48 et 51..Gf. 3 Soc. 4SL Jnveni virum .... per qwm credo Domi- Mif mliî in toio mundo fidem $anetm SocUêim reformart. Cf. 3 Gel 3, 141. FîMof ur rsoera frairi et omnium eomitantium turhœ qiiod Chrifîi et b. Froncim una penona foret.

VIE DE S. FRAAÇOIS

(1260), soas prétexte que, venant après plusieurs autres biographes aatorisési il a été mieux placé que personne pour se renseigner et pour compléter l'œuvre de ses prédécesseurs; semble inattaquable ^ £n réalité, il est absurde ; car il suppose que saint Bonaventure ait touIu faire œuvre d'historien. C'est oublier qu'il écrivait non seulement dans un but d'édiâcatioU; mais comme ministre général des Frères Mineurs. Dès lors son premier devoir était de garder le silence sur une foule de faits, et non sur les moins intéressants. Que dire d'une biographie où le Testament de saint François n'est pas mémo mentionné ?

11 est facile de laisser de côté un écrit du quatorzième siècle, sous prétexte que l'auteur n'a pas vu ce qui se passait cent ans avant, mais encore ne faut-il pas oublier que beaucoup de livres de la fin du moyen âge • ressemblent à ces vieilles maisons o& quatre ou cinq gératîons ont travaillé. Une inscription sur leur façade n'indique souvent que le passage du dernier restaurateur ou du* dernier démolisseur; et les noms qui s'étalent avec le plus de complaisance ne désignent pas toujours les véritables ouvriers.

Tels ont été beaucoup de livres franciscains; chercher à les attribuer à un auteur serait une entreprise iilu-* soire ; des mains fort diverses y ont travaillé, et cet amalgame même a son charme et son intérêt.

£n les feuilletant, j'allais dire en les fréquentant, on arrive à voir clair dans cet enchevétrément, car toute œuvre d'homme porte la trace de la main qui l'a faite ; cette trace peut être d'une délicatesse presque imperceptible; elle n'en existe pas moins, prête & se révéler à des yeux exercés. Quoi de plus impersonnel que la photographie

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