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VI Jî DE s. F11A.\^:0IS
lignes rextrome importance, j'en prendrai deux pour exemple : nul parmi lea contemporains n'a aussi bien parlé de saint François que M. Renan; il 7 revient dans tous ses ouvrages avec une piété émue, et il était mieux à même que personne de connaître les sources de cette histoire. Cependant il n'hésite pas à dire, dans les pages qu'il consacre au Cantique du soleil, l'œuvre la plus connue de saint François : « L'authenticité de ce morceau paraît certaine, mais il faut remârquer qu'on n'en a pas l'original italien. Le texte italien qu'on possède est une traduction d'une version portugaise, laquelle était elle-même traduite de Tespagnol K »
Or le texte italien primitif existe*, non seulement dans de nombreux manuscrits en Italie et en France, — en particulier à la Mazarîne', — mais aussi dans le livre fort connu des Conformitvs^.
Une erreur, d'une portée bien autrement grave, est celle que fait le même écrivain en niant l'authenticité du Testament de saint François : cette pièce n'est pas seulement la plus belle expression du sentiment religieux de son auteur, elle constitue aussi une sorte d'autobiographie et contient la révocation solennelle et à peine déguisée de toutes les concessions qui lui avaient
1. E. Renan. NountUm itude$ d'hi9toir€ religieuse, Paris 1884, in-80 p. 331.