‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 95 sur 242 · Soc. 32-34; 1 Gel. 27 et 28; Bon · texte numérisé non relu

Soc. 32-34; 1 Gel. 27 et 28; Bon

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le fait même de sa prospérité. Les herbes des champs

maudisseot daos leur langage les plantes plus vivaces qui Tiennent les étouffer; on ne peut vivre sans exciter la jalousie: la nouvelle fralemité avait beau se faire humble, elle ne pouvait échapper à

celte loi.

Quand les frères montaient à Assise pour y mendier de porte en porte, beaucoup de gens refusaient de donner, leur reprochant d'avoir dissipé leur fortune et de vouloir après cela vivre sur celle des autres. Plusieurs fois ils eurent à peine de quoi ne pas naourir de faim. Il semble même que le clergé ne fut pas tout à fait étranger à cette opposition. Levèque d'Assise dit un jour à François : c Votre manière de vivre sans rien posséder me parait bien dure et pénible.» — « Seigneur, répondit-il» si nous possédions des biens nous aurions besoin d*arme8 pour notre défense, car là est la source des dilTérends et des procès, et d'ordinaire l'amour de Dieu et du prochain y rencontre bien des obstacles ; voilà pourquoi nous ne voulons pas avoir de biens temporels^. »

L'argument était sans réplique, mais Guido commençait à se repentir des encouragements qu'il avait donnés jadis au fils de Bemardone. Il était à peu près dans la situation et par conséquent dans les sentiments des évéques anglicans, lorsqu'ils ont vu s'organiser l'Armée du Salut. Ce n'était pas précisément de l'hostilité, mais une défiance d'autant plus grande qu'elle n'osait guère se manifester. Le seul conseil que l'éveque pouvait donner à François, c'était d'entrer dans le clergé, ou

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