Soc
2. 1 Col. 32; 3 Soc. M ; Bon. 34. Cf. Te$L B. Fr, M. K. MûUer de Halle, dans sei Anfânget a fait un travâ! fort remarquable sur la Règle de 1221, d'où U tire une Règle antérieure» qu'il croit être celle de 1200 (1210). Pour cette fois |e me trouve complètement d'accord avec lui, à part que la Règle ainsi reconstruite (V. Anfânge, p. 14-25, 184 188) me parait éUre non celle de 1210, qui était très courte, mais une autre rédigée entre 1210 et 1221. Le plureê
102 Vlh DE S. FRANÇOIS
Il coQvient de s*arrêler ici uq iastaot et de considérer les frères qui Yoni partir pour Rome,
Les biographes sont d'accord sur leur nombre ; ils ëtaieui douze en y ooaupreaaQt François; mais dès qu ûQ veul donner un nom à chacun d eux, des difilcuUés surgisseoly et ce n*est guère que par des tours de . force exëgétiques qu*0Q peut prétendre concilier les divers documents.
Le tableau ci-dessous ^ expose en raccourci ces diffi-
régulas fecit des 3 Soc. 35, nous autorise à croire qu'il en avait })eut-étre fait quatre, 1210, très courte ne contenant guère que les trois pissagos de li vocation; 1^ 1217 (?) à peu près celle que propose M. MùUer; 3* 1221, celle dont il sera parlé tout au long^ ci-après; 4<» 1223, la Règle délinitive approuvée par Honorius 111; 5o 1226, le Testament, qui sans être une Règle en est du moins un appendice. Si de 1221-1226, il a eu le tempe de faire deux Règles et le Testament, ce qui est admis par tout le monde, il n'y a rien d*étoimaiit à ce que, de 1210-1221, il en ait fait deux. Peut-être avons-nous un fragment de celle de 1217 dans le règlement des ermitages. V. ci-aprês p. 125.
i. Liste de Thomas de Gelano: 1. Quidam pium germu animum,
2. Bernard u8j 3. Vir alter^ 4. j^gidius^ 5. I7nia alius appositus^ 6. Philippus^ 1. Alius bonus lur, 8.9. 10. 11. Quatuor boni et idonci viri: 1 Gel. 24, 25, 29, 31. Le texte Rinaldi-Amoni ne dit rien des quatre derniers — Trois Compagnons: 1. Bertiardus^ 2. Petrus
5. j^gidiuSf 4. SabbatmuSj 5. Moritus^ 6. Johannes CrtpcUa, 7. 8. 9. 10. 11. Disciples reçus par les frères dans leurs missions: 3 Soc. 33, 35, 41 , 46, 52. — Bonaventure : 1. Bernardus, 2. . . 3. .Egidius, 4.5... 6. Sylveater, 7. Alius bonus uir, 8. 9. 10. 11. Quatuor viri honesti: Bon. 28, 29, 30, 31, 33. — Les Fioretti, tout en insistant sur rimportance des douze apôtres franciscains, n*en citent que six dans leur liste : Jean de Capella, Égide, Philippe, Sylvestre, Bernard et Rufin. Fter. 1. — 11 faut arriver aux Conformités pour trouver la liste traditionnelle, f« 40 b 1 : 1. Bemarduê de OuinfovalUf % Peîrui Chatanii^ 3. Egidiuê^ 4. Sabaiinuêf 5. Morieut^
6. Johannei dé Capdla^ 7. PhiUppus Longuë^ 8. Johanne» de Saneto Conêtaniio, 9. Barbaruê^ 10. Bemarduê de Cleffiridanie (sic), 11. Angeluê Toncredi, 18. Sylvetier. Gomme on le Toit, dans ces deux derniers documents, il est question de douxe disciples.
s. FAA.XÇOIS BT I!fXOCBlfT III
coUés. La question prit de HinportaDce, lorsqu'au quatorzième siècle ou Toulut trou?er eolre la vie de saint François et celle de Jésus nne constanle conformité.
Elle est pour nous saos îoieret. Le profil de deux ou trois de ces firères se déladie très nettement dans le lableau des origines de TOrdre; les autres foui songer ans tableaux des maitres oml»îens primitife, où les figures d'arrîère-plan ont une grâce caressante et pudique, mais pas Tombre de personnalité. Ces premiers Franciscains eurent toutes les vertus, y compris celle qui nous fait le plus défaut, celle de consentir h rester anonymes.
11 y a dans Téglise inférieure d'Assise une vieille fresque représentant cinq des compagnons de saint François ; au- dessus d'eux se trouve une Madone de Cimabue qu'ils contemplent de toute leur àme; ce serait plus Tral si an lieu de la Madone il y avait saint François : on se transforme toujours à Timage de ce qu'on admire, aussi ressemblent-ils à leur maître et se ressemblenl-ils entre eux^ G*est faire une sorte d'erreur psychologique et se rendre coupable d*infidélité à leur mémoire que de chercher à leur donner un nom ; le seul qu'ils auraient désiré, c*est celui de leur père. Son amour a changé leur cœur et répand sur toute leur personne un rayonnement de lumière et de joie. Ce sont
tandis que dans les précédents il n'y en a que onze. Gela suffirait A indiquer une thèse dogmatique. Cette liste se retrouve exactement dans le Spéculum avec la seule différence que François y étant com|>ris, An<:rc deïancrède est le douzième Crère et Sylvestre disparaît. Spcc. 87 a.
1. D'après la tradition, les cinq eompagni del Santo ensevelis là, aairès de leur maître, seraient: Bernard, Sylvestre, Gaillanme (ioglais) Eletto et Yalentin (?).
VIB DB 8. FRANÇOIS
là les vrais personnages des Fioretti, ces hommes qui pacifiaieot les villes, troublaient les consciences, changeaient les cœurs, conversaient avec les oiseaux, apprivoisaient les loups. C'est vraiment deux qu'on peut dire: ils n'avaient rien, mais ils possédaient tout : Nihil habenles^ omnia pos.sidenles.
Ils quittèrent la Portioncuie pleins de joie et de confiance. François était trop absorbé par ses pensées pour ne pas désirer remettre en d'autres mains la direction de la petite troupe :
« Choisiseons, dit-il, l'an d'entre nons ponr nons
guider, et qu'il nous soit comme le vicaire de Jésus -Christ. Partout où il lui plaira de passer nons passerons, et qaaod il youdra s'arrêter pour coucher quelque part, nous nous y arrêterons.» Ih choisirent frère Bernard, et firent comme François avait dit. lis allaient pleins de Joie et toutes lenrs conversations n'avaient pour but que la gloire de Dieu et le salut de leurs âmes.
Leur vojage s'accomplit heureusement, partout ils trouvèrent de bonnes âmes qui les hébergeaient, et ils sentaient à n'en pas douter que le bon Dieu prenait soin d'eux K
Les préoccupations de François allaient toutes au but de leur voyage; il y pensait jour et nuit et interprétait naturellement ses rêves dans ce sens*
Une fois, il se vit en songe, cheminant sur une route, au bord de laquelle était un arbre gigantesque et admirablement beau; et voici, pendant qu'il le contemplait, tout émerveillé, il se sentit devenir si grand qu'il en touchait les rameaux, et en même temps Tarbre incli-