‹ Vie de Saint François d'AssiseChapitre 99 sur 242 · Soc. 4e; 1 Gel. 32; Bon · texte numérisé non relu

Soc. 4e; 1 Gel. 32; Bon

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nait jusqu'à lui ses branches^. Il se réveilla plein de joie« sûr du bon accueil que leur résemit le souverain

Ses espérances devaieut ôtre un peu déçue^ Idqo-

ceut III occupait depuis douze aus la chaire de saiot Pierre. Jeune encore, énergique, résolu» il avait cette surabondance d'autorité que donne le succès. Venant après le faible Gélestin III, il avait su en quelques années reconquérir le domaine temporel de l'Église et imposer TinQuence papale de façon à réaliser presque les rêves de théocratie de Grégoire VIF. (1 avait vu le roi Pierre d'Aragon se déclarer son vassal et venir déposer sa couronne sur le tombeau des ap6tres pour la recevoir de ses mains. A l'autre bout de TËurope, Jean sans Terre était obligé de recevoir la sienne d'un légat, après avoir juré hommage, féauté et tribut annuel au Saint-Siège. Prêchant Tunion aux villes et aux répu* bliques de la Péninsule, faisant éclaier le cri ITÂLIA! ITâLIA ! comme un coup de clairon, il était le représentant naturel du réveil national, et semblait en quelque sorte le suzerain de Pempereur, comme il Tétait déjà des autres rois. Enfin, par ses efforts pour puriûer rÉglise, par son indomptable fermeté à défendre la morale et le droit dans l'affaire d'Ingelburge et dans bien d'autres, il conquérait une force morale qui, dans ces temps si troublés, était d autant plus puissante qu'elle était plus rare.

Hais ce pouvoir incomparable avait ses écueils. A force de défendre les prérogatives du Saint-Siège, Innocent oublia que l'Eglise n'existe point pour elle-

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