LIV. VI. — SES OBSÈQUES
chanoines d'Annecy purent emporter le corps de leur saint prélat. 11 fut réglé qu'on le leur livrerait à la Croix-Rousse, et les chanoines de Saint-Nizier voulurent l'y porter eux-mêmes sur leurs épaules depuis la place lîellecour, où il était déposé. Le saint dépôt partit de Lyon le 18 janvier 1625; et. tout le long de la route, ce fut comme une procession continuelle de fidèles qui venaient de tous les lieux circonvoisins vénérer le saint évèque et faire toucher à sa bière des chapelets et des médailles. Arrive à Annecy, on fil les funérailles les plus magnifiques qu'il fut possible, après lesquelles on déposa le corps dans l'égHse de la Visitation *. Ce fut là que les rois et les princes, les hommes de toutes les classes et de toutes les conditions^ vinrent le vénérer jusqu'aux jours malheureux de la Révolution franrai.se , où il fallut le dérober à l'impiété, dévastatrice aveugle de tout ce qu était saint et sacré. La paix rendue au monde , les pieuses filles de la Visitation se bâtirent un nouveau monastère, une nouvelle église ; le corps du saint évèque y fut placé dans un magnifique tombeau adossé au mur du fond du sanctuaire, et de nombreux pèlerinages y attestent encore chaque jour la vénération des peuples pour l'homme do Dieu qui passa sur la terre en faisant tant de bien .
* Larivière, p, 668.
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